Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

C’est l’essence volatile des plantes aromatiques obtenue par le procédé de distillation par entrainement à la vapeur d’eau. La distillation dure entre une heure et 24 heures et à basse pression !

Les rendements en huiles essentielles sont très variables d’une plante aromatique à l’autre. Cette étude de ces différences est utile pour prouver une fois encore, que les produits aromatiques vendus dans le commerce ne sont pas tous de même qualité. Il est tout à fait compréhensif, que plus les quantités de plantes nécessaires sont importantes, plus le prix est élevé. Pour obtenir un kilo d’huile essentielle (1 litre environ), les poids moyens sont les suivants :

⇒ 4000 à 12000 Kg (5 à 10 tonnes) d’herbes pour la mélisse
⇒ 3500 à 4500 Kg de pétales de rose de Damas (1 hectare de rosiers !!)
⇒ 150 Kg de sommités fleuries pour la lavande vraie
⇒ 20 Kg de fruits pour la badiane de chine
⇒ 6 à 7 Kg de boutons floraux pour les clous de girofle

Mais le rendement varie aussi d’une année à l’autre, d’une saison à l’autre, d’une heure à l’autre, d’une région à l’autre, de la nature du sol, de la durée d’ensoleillement, la population végétale avoisinante, et tout ça pour une même plante aromatique !

Afin de guider votre choix ! 

Sur un flacon d’huiles essentielles DEVRAIENT TOUJOURS figurer :

Le genre, l’espèce botanique certifiée en latin, sous espèce, le chémotype et la partie distillée de la plante.

ex : d’huile essentielle
– Thymus Vulgaris ct thujanol (nom latin)
– Thym vulgaire à thujanol (nom commun en français) – Ici le chémotype est THUJANOL
– Sommité fleurie (partie distillée)

il faut en effet faire attention à tous ces éléments. Par exemple, l’huile essentielle de sauge vendue sans autre appellation a déjà provoqué des crises d’épilepsie et parfois des comas.

Il y a en effet deux espèces de sauge : Salvia officinalis (sauge officinale), neurotoxique et abortive, et la Salvia Sclaréa (sauge sclarée) plus inoffensive et possédant même des propriétés anti épileptiques !!

Pourquoi faire attention à la partie distillée de la plante ainsi que le chémotype ?

La partie de la plante aromatique utilisée (fleur, feuille, tige, écorce, racine..). Les différentes parties d’une même plante aromatique peuvent produire des essences différentes. Si l’on prend de l’huile essentielle de Cannelle de Ceylan (Cinnamomum zeylanicum) :

–  Les racines contiennent du camphre, neurotoxique
–  Les feuilles contiennent de l’eugénol, puissant anti-infectieux
–  Les écorces contiennent du cinnamaldéhyde, aphrodisiaque, antibactérien majeur.

Le chémotype : Une même plante aromatique croissant dans des lieux différents, peut secréter des essences très différentes en fonction d’éléments différents comme le climat, l’ensoleillement, la composition du sol, l’altitude…

un romarin produit trois huiles essentielles différentes selon qu’il est récolté :

– au Maroc : contient de l’eucalyptol (1.8 cinéole) dominant, expectorant
– en Provence : contient du camphre dominant, décontractant musculaire (selon les doses), neurotoxique et abortif
– en Corse : contient du verbénone dominante, hépatostimulant.

Voici quelques exemples de chémotypes que l’on peut retrouver sur les étiquettes d’huiles essentielles : acetate de myrtenyle, thymol, 1.8 cinéol, linalol, verbénone…

Et bien sûr

Votre huile essentielle doit être 100% naturelle (non dénaturée) , 100% pure (sans huiles végétales, d’alcool de térébenthine ou autres H.E).

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